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Visite de travail effectuée à la société Valclair, 26 juin 2018 (Simbock-Yaoundé)

INTRODUCTION

Dans le cadre de sa mission, qui repose sur la protection du consommateur, une délégation de la Chambre Nationale des Consommateurs du Cameroun (CNACOC) s’est rendue dans les installations de la société VACLAIR, pour une visite de travail, le lundi 25 juin 2018, sous la houlette de son président, Monsieur Calvin JEPMOU NYA.

Les travaux ont débuté à 10h05mn, dans la salle de réunions de ladite société. Etaient présents : une équipe de la société VACLAIR, avec à sa tête le Directeur général, entouré du Directeur commercial et de Marketing, le Directeur commercial adjoint, le Directeur de l’usine, et le responsable gestionnaire de stock et laborantin, d’une part ; et d’autre part, l’équipe de la CNACOC, constituée de son Président ; du Responsable Normes et Qualité ; du Responsable Communication, Coopération et Partenariat ; du Responsable Promotion et Vulgarisation des droits du consommateur ; du Directeur du journal « Le Consommateur Averti » ; d’un délégué du Ministère du Commerce, et consultant permanent à la CNACOC; et d’une équipe de reportage.

 

 

 

 

 

 

 

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Les axes de l’ordre du jour portaient sur :

  • Séance de travail et échanges ;
  • Visite de l’usine;
  • Recommandations ;

 

SEANCE DE TRAVAIL

Avant l’ouverture des travaux, Monsieur le Responsable Communication, Coopération et Partenariat de la CNACOC, a tenu à préciser qu’en fait de séance de travail, il est beaucoup plus question d’un entretien participatif devant permettre de mieux comprendre un certain nombre de questionnements sur tout ce qui entoure le produit commercialisé par la société VACLAIR, notamment en ce qui concerne l’effectivité et la  mise en œuvre de sa politique de protection du consommateur. Ceci, afin de permettre à tous les consommateurs, à l’issue de cette rencontre, de mieux connaître quel est genre de produit qui leur est servi.

Prenant la parole, le président de la CNACOC a rappelé que l’équipe qu’il conduit, est  venue pour toucher du doigt les réalités de VACLAIR, étant entendu que la protection du consommateur est universelle, en vertu de la Résolution N°39/248 du 16 avril 1985 de l’ONU sur les Principes Directeurs de la Protection du Consommateur (PDPC). Une résolution à laquelle les pays africains ont adhéré, et c’est dans les années 90 que la CNACOC est entrée en jeu. Pour le cas du Cameroun, il y avait un vide juridique en la matière, jusqu’à la promulgation de la Loi-cadre N°2011/012 du 12 mai 2011 portant Protection du Consommateur au Cameroun.

Par la même occasion, il a relevé qu’en début de chaque année, la CNACOC élabore un plan d’action, et la présente visite rendre dans ce cadre, dès lors que la situation de l’eau est d’autant plus préoccupante qu’avec la prolifération des eaux minérales, eaux naturelles, eaux en sachets…, on ne sait plus qui est qui et qui fait quoi dans ce secteur. Dans tout ce cafouillage, le doute s’est installé, la CNACOC a été interpellée, et c’est ce qui justifie cette descente sur le terrain.

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, pour résumer les raisons de la visite, il a fait savoir que VACLAIR est une jeune entreprise, qui vient de rejoindre le secteur de l’eau minérale naturelle, et la CNACOC doit l’accompagner.

Sur la même lancée, le consultant permanent de la CNACOC en matière de qualité, a ajouté que cette association n’est pas venue chez VACLAIR, pour lui faire un  procès, mais plutôt pour s’assurer de la provenance que l’eau qu’elle sert aux consommateurs est de la bonne eau et en avoir la certitude. C’est ainsi qu’elle aimerait avoir la traçabilité de la fourche à la fourchette.

Pour entrer dans le vif du sujet, la CNACOC a fait remarquer que sur l’étiquette qui entoure la bouteille d’eau VACLAIR, il n’est mentionné nulle part la norme en la matière qui est MC04, ainsi que  le décret d’application et d’autorisation.

Pour répondre à ces inquiétudes majeures, la société VACLAIR a rappelé qu’avant d’entamer l’exploitation, elle a d’abord commencé par des études, qui ont pris beaucoup de temps, pour savoir quel point était adéquat pour l’exploration, étant donné que l’eau est un produit hautement sensible. Après cette étape, elle a fait la demande d’une autorisation d’exploration et d’une autorisation d’exploitation, au travers d’un dossier bien ficelé, et dûment déposé au Ministère des Mines. Par la suite, le dossier a été transmis au ministre. Sur ce sujet, elle a rappelé les dispositions de la loi qui stipule qu’après un délai de trois mois, s’il n’y a pas de réaction, la société peut fonctionner en attendant la sortie du décret. Toutefois,  elle est soumise, pendant ce temps, à des visites régulières par la brigade du ministère (tous les six mois), celle de la Région (tous les trois mois), et celle du département (tous les mois). A chaque étape, si l’une des visites relève quelque inconvénient, la société est sommée d’arrêter aussitôt la production. En clair, la procédure est enclenchée, et VACLAIR n’attend plus que le document officiel.

En ce qui concerne les normes, cette société a rassuré que l’eau VACLAIR est une eau à consommer sans modération. Elle est une eau bio, acceptable à tout le monde,  même aux  femmes enceintes et aux bébés ; car, aucun critère n’empêche à cette couche vulnérable de la consommer.

S’agissant de l’environnement, au niveau de l’hygiène et de la salubrité, VACLAIR dispose d’un point de contrôle éthique (CCP) qui peut lui assurer une qualité. Il en est de même d’un point de captage qui, au niveau des bouteilles, garantit certaines normes de sécurité.

Pour ce qui est du rendement en termes de reconstitution, VACLAIR dispose de plusieurs points de captage, et d’une réserve d’eau dont le bac est nettoyé toutes les deux semaines. Avec cette particularité qu’à VACLAIR, des mesures sont prises pour qu’on n’utilise pas des produits chimiques au niveau des points d’eau, mais plutôt la méthode  par oxygène active, pour sauver la santé des consommateurs. Après cela, il n’y a pas d’autres constats.

Tout ceci est consigné dans un manuel de procédure.

Sur le plan pratique, la société VACLAIR dispose de 5000m2 de périmètre de sécurité. Une analyse été faite, et lui a permis d’établir un plan de masse superficiel interne. Bien avant l’installation, elle a opté pour un plan incliné, ce qui permet un sens d’évacuation.

Sur la provenance de l’eau, celle-ci est prélevée à 260 mètres du sol et traverse trois nappes. Quant aux machines, elles sont automatisées et sont de la génération 2016(sophistiquées). Avec une capacité de 6000 bouteilles/heure, 95% de l’eau extraite du sol est rejetée par souci de norme. En somme,  tout est prévu, d’après l’étude, pour une période de 50 ans.

Un autre souci de la CNACOC s’est signalé au niveau de l’étiquette, notamment  du code-bar et les termes Vaclair et Valcair. En réponse, VACLAIR a déclaré, tout comme dans le cas de l’absence de la mention de la norme, avoir le fait nécessaire au niveau de l’Anor, qui a d’ailleurs validé et en est responsable. Cependant, les termes Vaclair et Valcair relèvent tout simplement d’une erreur commise par l’infographe.

 

Lutte contre la vie chère

Sur la vie chère, la société VACLAIR en est consciente. C’est pourquoi, elle a revu ses prix à la baisse, pour qu’il y ait de l’eau pour tous, afin que cette denrée de première nécessité ne soit plus, comme par le passé, un produit de luxe. C’est ainsi que désormais, avec cette eau de qualité à moindre coût (à partir de 100 Fcfa), l’eau est ainsi accessible, jusqu’aux personnes relevant des couches les plus défavorisées. Même si, s’agissant des taxes qui demeurent élevées, cette société souhaite la défiscalisation de l’eau.

C’est sur ce point qu’elle a, à son tour interpellé la CNACOC et les associations de consommateurs sur les grosses sociétés productrices d’eau, qui utilisent des  manœuvres illicites et déloyales, pour écraser les petites, à l’instar de VACLAIR.

 

Sur le respect de la santé

S’agissant du volet santé, la CNACOC a retenu que le personnel, composé d’une trentaine d’employés, exerce selon les normes (toilettes, conditions d’hygiène…). De plus, tous les six mois, un comité de consultation délégué par le ministère de la Santé vient évaluer l’état des lieux.

D’emblée, la CNACOC a constaté la désinfection à l’eau de la plante des pieds dès l’entrée, celle des mains, la chambre de désinfection par oxygène ultraviolet ; et que tout ce qui entre dans la chambre blanche est désinfecté par ultraviolet.

En ce qui concerne le problème de santé et de sécurité, c’est-à-dire la responsabilité sociétale, en cas d’incendie ou d’accident de travail, VACLAIR a compris que si le personnel n’est pas satisfait, c’est le premier danger. C’est ainsi qu’elle dispose d’un extincteur de 12 Kg, à chaque angle de l’usine. Les employés ont été formés à cet effet et continuent de l’être. De même, il existe des bacs à sables, des boîtes à pharmacie ; l’assurance et bientôt l’assurance-maladie.

Sur le plan social, la CNACOC a noté que pour l’organisation de la Comica, VACLAIR a offert gracieusement 12 000 bouteilles. A la Cofadam, elle en a offert 6 000. Sans oublier que six mois durant, elle a offert de l’eau au parcours Vita. Pour l’heure, elle est restée constante : si quelqu’un a une cérémonie, qu’il demande de l’eau à VACLAIR.

 

Difficultés rencontrées

La première difficulté de VACLAIR est que son eau est tellement moins chère que certains consommateurs estiment qu’elle est d’origine douteuse. A ceci s’ajoute le sabotage de son produit par les dinosaures de l’eau minérale au Cameroun. Ceux-ci profitent du fait qu’ils ont d’autres gammes de produits, pour entretenir un chantage permanent auprès des commerçants et dans les grands espaces, en menaçant de ne pas leur livrer leurs autres produits, s’ils trouvent dans leurs boutiques ou magasins de l’eau VACLAIR. En somme, une concurrence déloyale. C’est pourquoi, VACLAIR a demandé à la CNACOC de communiquer sur cette importante situation.

Dans ces conditions, associées à quelques problèmes de logistique, par rapport à ses concurrents, qui disposent de plusieurs voitures et de plusieurs produits, VACLAIR procède au porte-à-porte, pour convaincre les consommateurs.

 

VISITE DE L’USINE ET ECHANGES

La visite de l’usine s’est faite avec des échanges. Des explications sur la chaîne de production ont été données par le Directeur général et ses collaborateurs. L’occasion a été donnée de constater que VACLAIR dispose d’un laboratoire complet, et qu’une  partie des bouteilles est recyclée à l’usine.

 

RECOMMANDATIONS

A l’issue des échanges, il a été recommandé à la société VACLAIR de matérialiser au plus tôt le Plan de circulation du personnel (plan de signalisation), et de faire parvenir à la CNACOC, son manuel de procédure.

 

Fait à Douala, le 29 juin 2018
LE PRESIDENT DE LA CNACOC
Calvin NYA

 

EQUIPE VACLAIR :

  • Monsieur Cyrille YOUMBI, Directeur général
  • Monsieur Simon NYAM, Directeur commercial et du Marketing
  • Mme Henriette MAKOU, Directeur commercial adjoint
  • Monsieur Eric TATCHOUM, Directeur usine
  • Mme NGANGOUM MBOYE, responsable gestionnaire de stock et laborantin

EQUIPE CNACOC :

  • Monsieur Calvin JEPMOU NYA, Président
  • Monsieur Joël NGONDJI, Responsable Normes et Qualité
  • Monsieur Francis EYALLA, Responsable Communication, Coopération et Partenariat
  • Madame MINGO Carine, Responsable Promotion et Vulgarisation des droits du consommateur ;
  • Monsieur Pierre-Marie PONE, Rédacteur en Chef du journal ‘’Le Consommateur Averti’’

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